Manger La Canée

Manger à La Canée : le guide en toute franchise

Comment bien manger dans la ville la plus touristique de la Crète occidentale : la règle de la « rue en retrait », ce qu’il faut commander ici en particulier, et les pièges à touristes à éviter.

À La Canée, vous pourrez déguster le meilleur repas de vos vacances ou le plus médiocre, parfois à quelques pas l’un de l’autre. Ce n’est guère une question de chance, mais plutôt d’emplacement. Le front de mer met en avant sa vue, en toute honnêteté, à des prix correspondant à cette vue, mais au détriment de la qualité culinaire. Tout s’améliore — la cuisine, les prix, l’accueil — dès la première rue en retrait du bord de mer.

Les faits tels qu’ils sont

La règle
au moins une rue plus loin. C’est dans les ruelles et sur les places de Splantzia, dans les rues situées derrière le marché de l’Agora et dans la périphérie résidentielle de la vieille ville que les habitants de La Canée vont réellement manger.
Les signes révélateurs d’un piège
des menus sous forme de photos plastifiées en six langues, un hôte d’accueil qui vous fait entrer en vous bousculant, du « poisson frais » sans prix au kilo affiché, et un restaurant désert à 21 h 30 en juillet.
Les signes qui ne trompent pas
une carte manuscrite succincte ou un menu du jour, du vin maison vendu au demi-kilo, des habitués après 21 heures, l’addition qui arrive accompagnée de raki et d’une friandise que vous n’avez pas commandée.
Côté budget
un dîner correct pour deux avec du vin maison, dans une rue adjacente, entre 35 et 55 € environ. Au bord de l’eau, il faut compter au moins 60 €, alors que l’on en a généralement pour moins cher.

Que commander précisément à La Canée ?

L’ouest est le garde-manger de l’île. Ne manquez pas le boureki (ce plat de La Canée à base de courgettes, de pommes de terre et de mizithra cuit au four), les feuilles de stamnagathi assaisonnées de citron et d’huile, les tsigariasto d’agneau ou de chèvre cuits lentement à la manière de Sfakia, les kalitsounia (petits gâteaux au fromage) et, pour couronner le tout, la spécialité locale : la pita sfakiani au miel. Ici aussi, le poisson est authentique : commandez-le au kilo, faites-vous indiquer le poids et le prix avant qu’il ne passe sur le grill, et considérez les questions sur la différence entre poisson d’élevage et poisson sauvage comme tout à fait normales, et non comme une impolitesse.

Calendrier et tactiques

Les Grecs dînent tard ; une réservation à 21 h 30 vous permet de profiter d’un service de qualité, et les cuisines sont alors en pleine effervescence plutôt qu’en fin de service. Le déjeuner est le moment le plus avantageux : mêmes cuisines, addition plus modérée, et le port est vraiment agréable avant l’affluence du soir.

Au-delà de la vieille ville

Le marché de l’Agora lui-même vous permet de déjeuner à petit prix, et les quartiers situés à l’est, en direction d’Halepa, recèlent des tavernes de quartier sans aucune mise en scène touristique — cela vaut la peine de faire ces dix minutes de marche si vous disposez d’une deuxième soirée.

Le véritable inconvénient

Même une rue plus loin, en plein mois d’août, le service peut être mis à rude épreuve, et certaines chambres, autrefois exceptionnelles, ne font plus que vivre sur leur réputation. Les indices mentionnés ci-dessus sont toujours valables ; faites-leur confiance plutôt qu’à n’importe quelle liste de noms, y compris celle que je pourrais dresser.

Cela vaut le détour si : vous considérez le dîner comme faisant partie intégrante de la destination. Évitez d’aller dîner sur le front de mer — allez-y plutôt prendre un café, et consacrez la différence à vous offrir de bonnes choses à l’intérieur des terres.

Tout ce qui précède a été vérifié à la date indiquée en haut de ce guide. Personne ne paie pour figurer dans un guide — aucun commerce, aucun sponsor, aucune mention payée, jamais. Les publicités, là où elles apparaissent, sont signalées comme telles.

Réponses rapides
Où manger à La Canée ?

Au moins une rue en retrait du port : ce sont dans les ruelles et sur les places de Splantzia, dans les rues situées derrière le marché de l’Agora et dans la périphérie résidentielle de la vieille ville que les habitants de La Canée vont réellement manger. Allez sur le front de mer pour prendre un café et profiter de la vue, mais pas pour dîner.

Comment repérer un piège à touristes à La Canée ?

Des menus illustrés plastifiés en six langues, un hôte qui vous guide vers votre table, du poisson frais sans prix au kilo affiché, et une salle vide à 21 h 30 en juillet. La réalité est tout autre : un menu succinct écrit à la main, du vin maison vendu au demi-kilo, des habitués après 21 heures, et un raki accompagné d’une friandise que vous n’avez pas commandée, servi avec l’addition.

Que devriez-vous commander précisément à La Canée ?

Du boureki (gratin de La Canée aux courgettes, pommes de terre et mizithra), des feuilles de stamnagathi au citron et à l’huile, du tsigariasto d’agneau ou de chèvre, des kalitsounia (petits chaussons au fromage) et, pour finir, une pita sfakiani au miel. Ici aussi, le poisson est authentique : commandez-le au kilo et faites-vous indiquer le poids et le prix avant qu’il ne soit mis sur le grill.

Combien coûte un dîner à La Canée ?

Un dîner correct pour deux avec du vin maison coûte environ 35 à 55 €, dans une rue en retrait, contre plus de 60 € au bord de l’eau, où l’on en a généralement moins pour ce prix. C’est au déjeuner que l’on en a le plus pour son argent : mêmes cuisines, addition plus modeste.

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