Manger à Réthymnon : le guide en toute franchise
Une ville étudiante avec des villages de montagne en arrière-plan — ce qui signifie que la cuisine authentique résiste à l’essor du tourisme.
À Réthymnon, on mange mieux qu’une ville touristique ne devrait normalement le permettre, et ce pour deux raisons structurelles : d’une part, plusieurs milliers d’étudiants qui n’ont pas les moyens de se contenter d’une cuisine de mauvaise qualité ; d’autre part, un arrière-pays montagneux — Amari, la région d’Anogia, les villages de Mylopotamos — qui approvisionne les cuisines en agneau, fromage et huile d’olive de grande qualité. Il vous suffit de vous placer là où ces deux forces se rencontrent, ce qui est rarement le cas au port vénitien.
Les faits tels qu’ils sont
- Le « Harbour Ring »
- les plus jolies tables et le meilleur rapport qualité-prix de toute la ville. Pour un café, oui ; pour le dîner, en général non.
- À la place
- les ruelles et les petites places situées entre la fontaine Rimondi et la Porta Guora, ainsi que les rues situées juste à la lisière de la vieille ville, où les habitants sont neuf fois plus nombreux que les visiteurs.
- Côté budget
- un dîner simple pour deux avec du vin de la maison coûte environ 35 à 55 € ; pour un festin à base de viande accompagné d’un bon vin rouge local, le prix reste inférieur à 70 €.
- Horaires
- les cuisines battent leur plein après 21 h ; la culture des ouzeries et des rakadikos implique que l’on commande de nombreux petits plats tout au long de la soirée, ce qui constitue la norme locale.
Ce que Réthymnon fait de mieux
C’est une région de viande et de montagne, située sur la côte. Commandez de l’agneau — « ofto » (rôti à la verticale), « antikristo » si vous en trouvez, ou « tsigariasto » cuit à feu doux — ainsi que les fromages locaux : la mizithra fraîche, la graviera affinée, et la xinomizithra acidulée sur un dakos. Les escargots (chochlioi boubouristi) frits au romarin et au vinaigre constituent le test de courage local et sont meilleurs qu’ils n’en ont l’air. Terminez le repas à la manière crétoise : le raki et le dessert vous sont servis d’office ; la coutume veut que vous les acceptiez avec courtoisie.
La soirée « rakadiko »
La meilleure sortie nocturne à Réthymnon ne se fait pas dans un restaurant, mais dans un « rakadiko » : commandez plusieurs tournées de raki, chacune accompagnée d’un petit meze, et laissez la table se remplir peu à peu. Privilégiez ceux qui regorgent de jeunes locaux de moins de 30 ans en semaine : ce sont les étudiants qui veillent à la qualité de l’établissement.
Des villages qui valent le détour gastronomique
Si vous disposez d’une voiture, aller déjeuner à l’intérieur des terres en vaut la peine : la vallée d’Amari et la région de Margarites-Melidoni regorgent de tavernes où la viande provient d’un éleveur du coin et où l’addition est la même qu’il y a dix ans. Le déjeuner du dimanche dans ces lieux, au milieu des familles crétoises au grand complet, c’est toute une culture réunie autour d’une même table.
Le véritable inconvénient
En août, le service dans le joli centre-ville laisse à désirer ; quelques établissements historiques réputés se reposent sur leurs lauriers ; et les végétariens y mangeront bien (légumes verts, tartes, dakos), mais de manière répétitive dans ces temples de la viande — privilégiez plutôt les ouzeries.
Cela vaut le détour si : vous considérez que manger fait partie des attractions touristiques. Ici, c’en est une. Laissez tomber le dîner au port : avec cet argent, vous pourrez vous offrir un déjeuner à la montagne et une soirée au rakadiko, et il vous restera même de la monnaie.
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Où mangent les habitants de Réthymnon ?
Dans les ruelles et les petites places situées entre la fontaine Rimondi et la Porta Guora, ainsi que dans les rues situées juste à la lisière de la vieille ville, où les habitants sont plus nombreux que les visiteurs. Le périmètre portuaire vénitien offre les plus jolies tables, mais le rapport qualité-prix le moins intéressant : un café, oui ; un dîner, en général non.
Pour quels plats Réthymnon est-elle réputée ?
La cuisine de la montagne et de la viande : de l’agneau « ofto », de l’« antikristo » si vous en trouvez, du « tsigariasto » mijoté, ainsi que les fromages locaux — la mizithra fraîche, la graviera affinée, la xinomizithra acidulée sur un dakos. Les escargots frits au romarin et au vinaigre constituent le test de courage local et sont bien meilleurs qu’ils ne le laissent supposer.
Qu’est-ce qu’une soirée « rakadiko » à Réthymnon ?
La soirée la plus typique à Réthymnon : commandez plusieurs tournées de raki, chacune accompagnée d’un petit mezze, et laissez la table se remplir peu à peu au fil des longues heures. Privilégiez les établissements bondés de jeunes locaux de moins de 30 ans en semaine : ce sont les étudiants qui veillent à la qualité des lieux.
Combien coûte un dîner à Réthymnon ?
Un dîner simple pour deux avec du vin maison coûte environ 35 à 55 €, et même un festin à base de viande accompagné d’un bon vin rouge local reste en dessous de 70 €. Les cuisines tournent à plein régime après 21 h.
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