Le monastère de Toplou et la boucle de l’Extrême-Orient : le guide en toute franchise
La forteresse-monastère de l’Est — une histoire riche, du vin et de l’huile de grande qualité, ainsi que les ruines d’Itanos et leurs plages à proximité.
Toplou se dresse, solitaire, sur le plateau balayé par les vents qui précède Vai, telle la forteresse qu’elle se devait d’être : de hauts remparts, un canon dans son nom (le « top » turc) et des siècles de raids auxquels elle a survécu. Aujourd’hui, c’est l’un des monastères les plus riches et les plus chargés d’histoire de Crète — un bastion de la résistance entre 1941 et 1944, comme en témoignent les exécutions qui eurent lieu dans sa cour — et, sur une note plus joyeuse, le producteur de certaines des meilleures huiles d’olive et des meilleurs vins bio de l’île. Associé aux ruines d’Itanos et à Vai, il transforme cette excursion vers l’extrême est en une demi-journée bien remplie plutôt qu’en une simple escapade à la plage.
Les faits tels qu’ils sont
- Où
- sur la route reliant Sitia à Vai, à environ 20 minutes de Sitia ; signalisation impossible à manquer.
- Tarif et tenue
- entrée modique (quelques euros) ; les épaules et les genoux doivent être couverts — des châles sont généralement mis à disposition.
- À l’intérieur
- la minuscule cour fortifiée, l’église abritant la célèbre icône du XVIIIe siècle intitulée « Seigneur, tu es grand » (61 scènes miniatures — n’oubliez pas vos lunettes de lecture), ainsi qu’un musée d’icônes et de gravures qui, malgré sa petite taille, est remarquable.
- La boutique
- la marque d’huile et de vin du monastère — un achat qui en vaut vraiment la peine, et non une taxe touristique.
- Itanos
- à 10 minutes de là, après Vai — des ruines gréco-romaines accessibles gratuitement et non clôturées, qui s’étendent sur les promontoires entre deux criques propices à la baignade. N’oubliez pas votre masque.

La boucle, ordonnée
Au départ de Sitia : Toplou en premier, alors que la fraîcheur matinale règne encore sur le plateau et que les autocars dorment encore ; Vai pour profiter du point de vue et se baigner dès l’ouverture ; Itanos pour un pique-nique dans une crique déserte et une heure de plongée libre parmi les ruines ; retour par Palaikastro pour un déjeuner tardif au village. Durée totale du trajet : moins d’une heure ; richesse des expériences : considérable.
Pourquoi Toplou est important
C’est ici que se concentre l’histoire de l’Est : la défense vénitienne, les raids ottomans, la radio qui a servi la Résistance pendant la guerre et l’abbé fusillé pour cette raison. Se tenir dans cette petite cour en ayant cela à l’esprit remet en perspective le genre « joli monastère ».
Le véritable inconvénient
C’est un lieu compact — certains visiteurs en ressortent au bout de vingt minutes, déçus si l’histoire ne les touche pas — et, à midi, le va-et-vient des autocars envahit la minuscule cour. Le vent du plateau a lui aussi son caractère : tenez bien vos chapeaux et vos portes.
À ne pas manquer si : vous aimez que vos journées à la plage s’inscrivent dans une véritable histoire. À éviter si : vous en avez vraiment assez des monastères et que les paumes de Vai sont votre seule cible — on ne vous jugera pas, visez-les dès le début.
Photo de cette page : le monastère, par C. Messier (CC BY-SA 4.0), via Wikimedia Commons, redimensionnée pour le web. Tout ce qui précède a été vérifié à la date indiquée en haut de ce guide. Personne ne paie pour figurer dans un guide — aucun commerce, aucun sponsor, aucune mention payée, jamais. Les publicités, là où elles apparaissent, sont signalées comme telles.
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La boucle — Toplou tôt le matin, Vai dès son ouverture, Itanos pour les criques désertes 50 min route · 35.7 km
1 Sitia → 21 min → 2 Monastère de Toplou → 12 min → 3 Vai Palm Beach → 4 min → 4 Itanos → 13 min → 5 Palekastro
Les temps de route viennent de Google, sans trafic, vérifiés en septembre 2026 — ils donnent la forme de la journée, pas une promesse. Comptez plus sur les routes de montagne, et encore plus en août.
Pourquoi le monastère de Toplou est-il célèbre ?
À la fois forteresse et monastère — avec ses hauts murs, son nom évoquant un canon et ses siècles d’existence malgré les raids —, il a servi de centre de la Résistance en 1941, et son abbé a été fusillé pour avoir mis une radio au service de la Résistance pendant la guerre. C’est également l’un des monastères les plus riches de Crète.
Que faut-il voir à Toplou ?
La minuscule cour fortifiée, l’église abritant la célèbre icône du XVIIIe siècle intitulée « Seigneur, tu es grand », avec ses 61 scènes miniatures — n’oubliez pas vos lunettes de lecture —, ainsi qu’un musée d’icônes et de gravures qui dépasse largement sa taille.
Y a-t-il un code vestimentaire chez Toplou ?
Oui : les épaules et les genoux doivent être couverts ; des châles sont généralement mis à disposition à l’entrée. Le prix d’entrée est modique : quelques euros.
Qu’est-ce qu’Itanos ?
Des ruines gréco-romaines en accès libre et non clôturées, situées à dix minutes après Vai, qui s’étendent sur les promontoires entre deux criques où l’on peut se baigner. Apportez un masque : la visite des ruines combinée à la plongée en apnée constitue le moment le plus intéressant de la boucle de l’extrême est.
Quel est le meilleur ordre pour parcourir la boucle de l’Extrême-Orient ?
Au départ de Sitia : Toplou en premier, alors que la fraîcheur matinale règne encore sur le plateau et que les autocars dorment encore ; puis Vai, dès son ouverture, pour profiter du point de vue et se baigner ; Itanos pour un pique-nique dans une crique déserte ; puis retour par Palaikastro pour un déjeuner tardif au village. Moins d’une heure de route au total.
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