Kritsa et le plateau de Katharo : le guide en toute franchise
Le grand village de tisserands situé au-dessus d’Agios Nikolaos, avec sa célèbre église ornée de fresques, et la route sauvage qui traverse le plateau au-delà.
Kritsa est accrochée à flanc de montagne, à dix minutes au-dessus d’Agios Nikolaos — l’un des villages les plus grands et les plus anciens de Crète, dont les ruelles regorgent d’articles de tissage et de broderie que les femmes âgées confectionnent encore sur le pas de leur porte, et dont l’accès est gardé par l’église ornée de fresques la plus célèbre de l’île. Au-delà, une route de montagne serpente jusqu’au plateau de Katharo : une haute cuvette semi-sauvage, parsemée de vignobles et de bergeries estivales, qui transforme cette halte culturelle d’une demi-journée en une petite expédition.
Les faits tels qu’ils sont
- Panagia Kera
- juste en contrebas du village, au milieu des oliviers — trois nefs entièrement recouvertes de fresques des XIIIe et XIVe siècles, chef-d’œuvre byzantin de l’Orient ; entrée à petit prix, tenue vestimentaire sobre, pas de flash, 30 à 45 minutes à lever la tête pour admirer les fresques.
- Le village
- des ruelles escarpées et lisses comme du marbre, des boutiques de textile proposant à la fois de l’artisanat local authentique et des produits importés (la règle du « métier à tisser à la vue » s’applique), des kafeneia avec balcon, ainsi qu’une poignée de tavernes réputées — déjeuner pour deux personnes : 25 à 40 €.
- La route du plateau
- environ 30 minutes de virages en épingle à cheveux au-dessus de Kritsa jusqu’à Katharo, à 1 100 m d’altitude — des vignes qui produisent un vin de montagne plein de caractère, des tavernes ouvertes en saison, un air frais et un ciel peuplé de rapaces ; la route est goudronnée, étroite et sans concession quant à ses bords.
- À découvrir
- les ruines de l’ancienne Lato, situées au sommet d’une colline (à 10 minutes en direction de la côte), constituent une cité dorienne bénéficiant d’un emplacement exceptionnel que la plupart des visiteurs manquent de découvrir.
- Horaires
- les entraîneurs mesurent le pouls de Kera et de Kritsa en fin de matinée — venez tôt ou après 15 h.


La demi-journée honnête
Commencez par les fresques de Kera, qui vous plongeront dans une atmosphère sereine, puis parcourez les ruelles de Kritsa en observant avec un regard sincère les véritables tisserands et en prenant un café sur un balcon. Ensuite, faites votre choix : les ruines de Lato pour une vue imprégnée d’histoire, ou l’ascension vers Katharo pour un déjeuner en altitude au milieu des pick-up des bergers. Quelle que soit l’option choisie, vous retrouverez la côte du golfe en fin d’après-midi, avec une toute nouvelle perspective.
Le véritable inconvénient
La renommée de Kritsa s’est installée : les ruelles du bas regorgent de boutiques de souvenirs et sont encombrées par les autocars à midi ; les tavernes de Katharo ont des horaires saisonniers, qui varient au gré de la météo (un coup de fil à l’avance ou un plan B vous évitera de vous retrouver affamé sur le plateau) ; et les virages en épingle à cheveux exigent un conducteur calme.
Cela vaut le détour si : les fresques, les métiers à tisser et un plateau sauvage vous semblent être la recette idéale pour un après-midi bien rempli. Évitez le tronçon sur le plateau si le conducteur n’est pas d’accord — Kera et Lato suffisent déjà à justifier l’ascension.
Photos de cette page : Panagia Kera par C. Messier et Rigorius (toutes deux sous licence CC BY-SA 4.0), via Wikimedia Commons, redimensionnées pour le Web. Tout ce qui précède a été vérifié à la date indiquée en haut de ce guide. Personne ne paie pour figurer dans un guide — aucun commerce, aucun sponsor, aucune mention payée, jamais. Les publicités, là où elles apparaissent, sont signalées comme telles.
Qu’est-ce que Panagia Kera ?
Le chef-d’œuvre byzantin de la Crète orientale : trois nefs entièrement recouvertes de fresques des XIIIe et XIVe siècles, situé juste en contrebas de Kritsa, au milieu des oliviers. Entrée à petit prix, tenue vestimentaire sobre, pas de flash, et 30 à 45 minutes à lever la tête pour admirer les fresques.
Le tissage de Kritsa est-il authentique ?
En partie. Les femmes plus âgées travaillent toujours sur le pas de leur porte et l’artisanat est authentique, mais les importations se mêlent aux produits locaux. La règle du « métier à tisser à la vue » s’applique : si vous pouvez voir la fabrication, vous savez ce que vous achetez.
Qu’est-ce que le plateau de Katharo ?
Un haut plateau situé à 1 100 m d’altitude, à environ 30 minutes de virages en épingle à cheveux au-dessus de Kritsa, avec des vignes qui produisent un vin de montagne au caractère bien trempé, des tavernes ouvertes en saison, un air frais et un ciel peuplé de rapaces. La route est goudronnée, étroite et sans faux-semblants quant à ses bords.
Qu’est-ce que Lato ?
Une cité dorienne magnifiquement située au sommet d’une colline, à dix minutes de Kritsa en direction de la côte, et l’une des ruines que la plupart des visiteurs de cette région manquent complètement.
Quand est-il conseillé de visiter Kritsa ?
Tôt le matin ou après 15 h. Les autocars traversent Panagia Kera et la partie basse de Kritsa en fin de matinée, et c’est à ces deux moments-là que le village est le plus agréable.
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