Villages Héraklion

Myrtia et le sentier Kazantzakis : le guide impartial

Le village ancestral de l’auteur et son musée très sérieux, à vingt minutes des collines viticoles d’Héraklion.

Myrtia est nichée au cœur des collines viticoles, à vingt minutes au sud d’Héraklion. Avec sa place bien entretenue, elle abrite le sanctuaire littéraire de l’île : le musée Nikos Kazantzakis, construit à l’emplacement même où vivait la famille de l’écrivain. Que vous y arriviez après avoir lu « Zorba » et « La Dernière Tentation » ou simplement parce que vous avez aperçu l’épitaphe sur les murs d’Héraklion — « Je n’espère rien, je ne crains rien, je suis libre » —, ce village vous offre l’après-midi littéraire incontournable de la Crète.

Les faits tels qu’ils sont

Le musée
une véritable réussite — manuscrits, premières éditions en trente langues, lettres, documents liés au théâtre et au cinéma, ainsi qu’un contenu multimédia qui mérite bien ses écrans ; entrée à quelques euros, prévoyez entre 60 et 90 minutes, pensez à vérifier les horaires saisonniers.
Le village
bien entretenu et prospère sans ostentation grâce au vin et aux visiteurs — une véritable « plateia » avec des « kafeneia » et des « tavernas » donnant sur le musée ; un déjeuner pour deux personnes coûte entre 25 et 40 €, dans un style classique.
Le parcours
vous vous trouvez au cœur de la région viticole de Peza — des domaines proposant des dégustations parsèment les kilomètres environnants (pensez à réserver à l’avance), et les jolies rues d’Archanes se trouvent à quinze minutes à l’ouest, formant ainsi un circuit naturel alliant littérature et vin.
Une note de bas de page solennelle
Kazantzakis ne repose pas ici, mais sur le bastion Martinengo d’Héraklion — associez la visite du musée à cet épitaphe balayé par le vent lors de votre journée en ville, et la boucle sera bouclée.
Le musée Kazantzakis, sur la place de Myrtia
Le musée situé sur la place du village — avec la vie du village qui s’y déroule sous vos yeux, ce qui semble tout à fait naturel

La visite en toute sincérité

Une visite au musée le matin, quand l’esprit est encore alerte, un déjeuner sur la place pour laisser décanter vos lectures, puis soit une heure réservée à la découverte d’un domaine viticole, soit une balade à Archanes — un après-midi qui vous ramène à la plage avec la voix la plus intense de l’île résonnant encore à vos oreilles. Les non-lecteurs qui accompagnent les lecteurs s’y sentent tout à fait à l’aise : le café, la place et la visite du domaine viticole les occupent pleinement.

Comment s’y rendre, et le piège des horaires

À vingt minutes au sud d’Héraklion, à travers les collines viticoles de Peza, sur des routes en bon état, avec un parking sur la place face au musée ; depuis la côte Hersonissos–Malia, il faut compter 30 à 40 minutes supplémentaires pour rejoindre Héraklion. La seule mise en garde utile concerne les horaires : ceux-ci varient selon les saisons et il est déjà arrivé que des visiteurs se retrouvent pris au dépourvu le dimanche ; veillez donc à vérifier les horaires d’ouverture du jour avant de quitter la côte. Prévoyez entre 60 et 90 minutes à l’intérieur pour découvrir les manuscrits, les premières éditions en trente langues, les lettres ainsi que les documents liés au théâtre et au cinéma ; l’entrée coûte quelques euros.

Avant de partir

Ce musée mérite, tout comme celui de Cnossos, que l’on y consacre dix minutes de préparation. Lisez l’épitaphe gravée sur le bastion Martinengo lors de votre visite à Héraklion — « Je n’espère rien, je ne crains rien, je suis libre » — et, à défaut d’autre chose, le premier chapitre de « Zorba le Grec », dont l’action se déroule dans cet univers crétois auquel les collines viticoles ressemblent encore aujourd’hui. Les lecteurs qui arriveront après avoir terminé « La Dernière Tentation » ou « Rapport à Greco » trouveront que la salle des lettres est la plus intéressante ; tous les autres découvriront un musée bien conçu consacré à un étranger farouche, ce qui constitue tout de même un bel après-midi.

Le circuit des collines viticoles

Myrtia est l’étape littéraire d’un triangle formé par Archanes et Houdetsi — la charmante ville viticole située à quinze minutes à l’ouest, le village de la musique à une distance similaire — ainsi que Cnossos, sur la route du retour vers Héraklion, pour tous ceux qui souhaitent allier l’âge du bronze et le XXe siècle en une seule journée. Les domaines de Peza, aux alentours du village, proposent des dégustations sur rendez-vous ; réservez-en une après la visite du musée plutôt qu’avant. Un déjeuner sur la place, entre 25 et 40 € pour deux personnes dans un cadre classique, permet de digérer les visites, tandis que les non-amateurs de culture du groupe peuvent passer un moment agréable au café, sur la place ou en dégustant un verre de vin.

Le véritable inconvénient

Il s’agit d’un pèlerinage consacré à un seul sujet : les voyageurs qui n’ont aucun lien avec Kazantzakis y découvriront un musée intéressant consacré à un inconnu ; le village, situé au-delà de la place et du musée, offre une agréable escapade ; et les horaires d’ouverture du dimanche ont déjà pris des pèlerins au dépourvu par le passé.

Cela vaut le coup si : l’une de ses phrases vous a déjà bouleversé. À éviter si : le titre ne vous dit rien et que la plage vous attire — lisez d’abord « Zorba » ; le musée peut attendre.

Photo sur cette page : le musée, par AWI (CC BY 3.0), via Wikimedia Commons, redimensionnée pour le Web. Tout ce qui précède a été vérifié à la date indiquée en haut de ce guide. Personne ne paie pour figurer dans un guide — aucun commerce, aucun sponsor, aucune mention payée, jamais. Les publicités, là où elles apparaissent, sont signalées comme telles.

Réponses rapides
Le musée Kazantzakis vaut-il le détour ?

C’est une exposition véritablement bien conçue : manuscrits, premières éditions en trente langues, lettres, documents liés au théâtre et au cinéma, ainsi que des contenus multimédias qui méritent le détour. Prévoyez entre 60 et 90 minutes. Les non-lecteurs y trouveront leur compte ; quant aux lecteurs de *Zorba* ou de *La Dernière Tentation*, ils y trouveront bien plus à découvrir.

Où est enterré Kazantzakis ?

Non pas à Myrtia, mais sur le bastion Martinengo d’Héraklion. Associer la visite du musée à cet épitaphe balayé par le vent lors de votre journée en ville permet de boucler la boucle comme il se doit.

À quelle distance se trouve Myrtia d’Héraklion ?

À environ vingt minutes au sud, dans les collines viticoles. Archanes se trouve à quinze minutes à l’ouest, ce qui constitue un après-midi idéal alliant littérature et vin.

Peut-on associer Myrtia à une dégustation de vins ?

Oui, vous vous trouvez dans la région viticole de Peza et les domaines proposant des dégustations sont nombreux dans les environs. Réservez à l’avance et réglez d’abord la question du conducteur.

Combien coûte un déjeuner à Myrtia ?

Entre 25 et 40 euros pour deux personnes, dans un style classique. Le village dispose d’une véritable « plateia » avec des « kafeneia » et des « tavernas » donnant sur le musée.

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