Myrtos : le guide en toute franchise sur le village préféré du Sud-Est
Ce village aux maisons blanchies à la chaux et recouvertes de bougainvilliers, que ceux qui y séjournent depuis longtemps refusent de quitter — d’une décontraction à toute épreuve, avec une sombre histoire de guerre assumée avec dignité.
Myrtos est le joyau du sud-est : un petit village blanc niché au pied de falaises rouges, à quinze minutes à l’ouest d’Ierapetra, parsemé de bougainvilliers, parsemé de petites tavernes et de cafés, et envahi chaque saison par des Européens du Nord qui, venus y passer une semaine il y a des années, se disputent désormais pour savoir quel « kafeneio » offre le meilleur ombrage. Sa sérénité est authentique, tout comme l’histoire qui la sous-tend : le village a été incendié et ses hommes exécutés par les occupants en 1943, et le mémorial perpétue ce souvenir sans artifices.
Les faits tels qu’ils sont
- La plage
- une longue étendue de sable gris et de petits galets, située juste à côté du village, partiellement aménagée (transats entre 6 et 9 € environ), calme même par vent fort — l’abri offert par le versant sud est bien réel.
- L’ambiance
- décontractée, conviviale, avec une touche bohème ; on y organise parfois des soirées de musique live, mais il n’y a pas de discothèques. Les voyageurs solitaires s’intègrent ici plus rapidement que nulle part ailleurs sur la côte.
- Cuisine
- un ensemble dense et très authentique de tavernes et de cafés, ce qui est remarquable pour un village de cette taille ; des légumes de la plaine cultivés sous serre, du poisson pêché par les bateaux d’Ierapetra.
- Le petit plus minoen
- deux sites archéologiques — Fournou Korifi et Pyrgos — couronnent les collines de part et d’autre ; le petit musée du village (géré par des bénévoles, horaires flexibles) est le fruit d’un travail passionné qui mérite le détour.
- Comment s’y rendre
- environ 1 h 45 depuis la côte d’Hersonissos en passant par Ierapetra ; les kilomètres de serres qui bordent la route d’accès s’achèvent brusquement pour laisser place au charme.


À qui s’adresse Myrtos ?
Les résidents de longue durée, les couples, les écrivains qui ignorent leurs délais, et les familles dont les enfants sont faciles à emmener ou se déplacent tout seuls. Le village accueille poliment les visiteurs d’un jour, mais se dévoile à ceux qui y passent la nuit : les matins, avant que la lumière ne devienne trop vive, et les soirs, une fois que les voitures en provenance d’Ierapetra sont parties, c’est là que réside le véritable Myrtos.
Les jours qui l’entourent
À l’intérieur des terres, Kalamafka offre un contraste montagnard avec une journée de farniente à la plage : des sources, une tour calcaire et environ 230 marches menant à une chapelle creusée dans une grotte.
Le désert à la manière de Tsoutsouros à l’ouest, le long de la côte ; les gorges de Sarakina, à vingt minutes de là, pour une randonnée dans le canyon les pieds dans l’eau ; Ierapetra pour les courses en ville ; et les villages de montagne de Males et d’Anatoli, situés plus haut, pour des soirées dans une taverne avec vue.
Comment s’y rendre
À quinze minutes à l’ouest d’Ierapetra, le long de la côte sud, et à environ 1 h 45 de la côte Hersonissos-Malia en passant par Agios Nikolaos et la route qui traverse l’île — les derniers kilomètres longent des serres et s’achèvent brusquement au milieu des bougainvilliers. En bus, il faut prendre le KTEL en direction d’Agios Nikolaos, pour environ 7,70 € depuis Héraklion, puis la correspondance vers le sud jusqu’à Ierapetra et enfin la navette locale vers l’ouest ; cela convient aux personnes patientes, et celles qui viennent ici pour deux semaines le sont par définition. Le parking se trouve à la lisière du village et les ruelles sont réservées aux piétons, ce qui contribue à la tranquillité des lieux.
La plage et l’eau
Une longue plage de sable gris et de petits galets juste à la sortie du village, en partie aménagée (environ 6 à 9 € par lot) et gratuite au-delà, offrant un véritable abri sur la côte sud : calme malgré la plupart des vents, propice à la baignade du printemps jusqu’à la fin de l’automne, et généralement plate les jours où la mer est agitée au nord. Ce n’est pas le turquoise de l’est de Lasithi — la couleur est plutôt gris-bleu au-dessus du sable — et ceux qui aiment Myrtos ont cessé de s’en soucier depuis des années. On y vient tôt le matin ou tard dans la soirée ; le milieu de la journée d’août appartient aux cafés et aux discussions à l’ombre.
Les jours qui l’entourent
Commencez par l’arrière-pays : le musée du village, géré par des bénévoles et proposant des horaires flexibles, est le fruit d’un travail passionné et mérite une bonne demi-heure de visite ; les deux sites minoens mis au jour sur les collines de part et d’autre — Fournou Korifi et Pyrgos — offrent une courte ascension qui vaut autant pour la vue que pour les vestiges. La gorge de Sarakina, à vingt minutes de là, est une randonnée dans un canyon où l’on se mouille les pieds ; les villages de montagne de Males et d’Anatoli, situés plus haut, vous invitent à dîner en terrasse avec vue ; Ierapetra est la ville où l’on fait ses courses et, lorsque l’îlot est accessible, où l’on prend le bateau pour Chrissi. À l’ouest, le long de la côte, les plages se vident rapidement pour laisser place au calme typique de Tsoutsouros. Rien de tout cela n’est spectaculaire, mais tout est agréable : voilà en quelques mots ce qui fait le charme de Myrtos.
Le véritable inconvénient
Le caractère secret de Myrtos a disparu depuis des décennies : en haute saison, l’endroit est bien rempli, et sa célèbre quiétude peut passer pour de l’inertie aux yeux des voyageurs en quête de stimulation. Les serres en plastique que l’on aperçoit en approchant constituent le gagne-pain de la région ; acceptez-le sereinement pendant le trajet.
Cela vaut le détour si : « un village où se plonger » correspond à ce que vous recherchez. À éviter si : vous recherchez la diversité et l’animation — la ville d’Ierapetra ou la côte nord conviendront mieux à ceux qui ont soif d’action.
Photos de cette page : la ruelle par Marc Ryckaert (CC BY 3.0) et la plage par Quim Gil (CC0, mise dans le domaine public), via Wikimedia Commons, redimensionnées pour le Web. Tout ce qui précède a été vérifié à la date indiquée en haut de ce guide. Personne ne paie pour figurer dans un guide — aucun commerce, aucun sponsor, aucune mention payée, jamais. Les publicités, là où elles apparaissent, sont signalées comme telles.
Vaut-il la peine de séjourner à Myrtos ?
Pour les séjours de longue durée, les couples et les voyageurs solitaires, tout à fait. L’endroit accueille poliment les visiteurs d’un jour, mais ne se dévoile véritablement qu’aux personnes qui y passent la nuit : c’est le matin, avant que la lumière ne devienne trop vive, et le soir, une fois que les voitures en provenance d’Ierapetra sont parties, que l’on découvre le véritable Myrtos.
À quoi ressemble la plage de Myrtos ?
Une longue plage de sable gris et de petits galets, située juste à côté du village, en partie aménagée avec des transats pour environ 6 à 9 euros, et calme même par vent fort. L’abri offert par son exposition sud est bien réel et ne relève pas d’une simple affirmation.
À quelle distance se trouve Myrtos d’Ierapetra ?
À environ quinze minutes à l’ouest. Depuis la côte d’Hersonissos, il faut compter environ une heure et 45 minutes en passant par Ierapetra, et les miles de serres qui bordent la route d’accès s’arrêtent brusquement, laissant place au charme.
Y a-t-il des sites minoens à Myrtos ?
Deux sites archéologiques mis au jour – Fournou Korifi et Pyrgos – couronnent les collines de part et d’autre du village. Le minuscule musée du village, géré par des bénévoles et ouvert à horaires flexibles, est le fruit d’un travail passionné qui mérite que l’on y consacre dix minutes.
Myrtos est-il une destination adaptée aux voyageurs solitaires ?
Mieux que n’importe où ailleurs sur cette côte. L’ambiance y est décontractée, conviviale et légèrement bohème ; on y organise des soirées de musique live, mais pas de boîtes de nuit, et les tavernes sont suffisamment proches les unes des autres pour que les gens finissent par se parler.
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