Agiofarago et le sud sauvage d’Héraklion : le guide authentique
La gorge qui débouche sur une crique parfaite, la côte des monastères autour de Kali Limenes, et ce que la nature sauvage exige réellement en termes de marche, de conduite et d’autonomie.
Au sud de la plaine des Mires, après Moni Odigitria, le bitume cède la place à la poussière et le terrain se rétrécit pour former Agiofarago — « la gorge des saints » —, un petit canyon que l’on parcourt en une demi-heure et qui débouche, comme dans un film, sur une crique de galets bordée de falaises verticales et d’une eau d’une clarté saisissante. C’est le fleuron du sud sauvage d’Héraklion : une côte parsemée de grottes d’ermites, de chapelles éparses et de plages qui vous invitent à tout apporter et à tout ramener avec vous.
Les faits tels qu’ils sont
- Comment s’y rendre
- depuis Sivas/Listaros, prenez la direction de Moni Odigitria, puis empruntez une route en terre, accidentée mais praticable en voiture de série, jusqu’au parking de la gorge ; conduisez prudemment, faites attention au carter d’huile et ne vous laissez pas impressionner par les mises en garde du contrat de location concernant la poussière.
- La randonnée
- 20 à 30 minutes de marche facile et sur terrain plat dans le lit de la gorge, entre des parois prisées des grimpeurs, en passant devant la chapelle d’Agios Antonios et des troupeaux de chèvres. Retour par le même chemin — prévoyez la montée sous la chaleur de l’après-midi.
- La crique
- des galets, une eau saphir d’une profondeur immédiate, une arche rocheuse naturelle sous laquelle on peut nager, aucune infrastructure, de l’ombre uniquement à l’abri des falaises tôt le matin et en fin de journée. Emportez de l’eau comme si cela comptait, car c’est le cas.
- Aux alentours
- le hameau portuaire de Kali Limenes (où saint Paul aurait trouvé refuge) abrite les seules tavernes de la région ainsi qu’une plage praticable offrant une vue sur le terminal pétrolier — le charme prime ici sur la beauté ; les criques de Vathi et de Martsalo permettent aux plus passionnés de prolonger leur escapade dans la nature sauvage.
- Remarque concernant la saison
- les grimpeurs fréquentent les parois de la gorge toute l’année ; des tortues caouannes s’aventurent parfois dans la crique — veuillez leur témoigner le respect d’usage.


Une journée, racontée en toute sincérité
Départ le matin depuis la côte nord (comptez entre 1 h 30 et 1 h 45 de route jusqu’au point de départ du sentier), randonnée dans la fraîcheur, profitez pleinement de la crique jusqu’en début d’après-midi, retour avant les heures les plus chaudes, pause bien méritée dans une taverne à Kali Limenes ou à Sivas, et, si vous en avez encore l’énergie, faites un détour par Phaistos ou Matala sur le chemin du retour. Il s’agit d’une journée d’expédition bien remplie ; considérez-la comme telle.
Le véritable inconvénient
Tout ce qui contribue à la déserteur vous dérange : l’accès boueux, le double trajet à pied, les cailloux, l’absence totale de commerces. Les jours de mer agitée, les vagues déferlent directement dans la crique étroite — il faut savoir nager, car aucun maître-nageur n’est en vue, même à une distance mythique.
Cela vaut le coup si : « se régaler, puis profiter d’une crique rien que pour nous » vous semble être la raison d’être de vos jambes. À éviter si : le groupe compte une personne qui hésite à marcher — Matala et Kommos vous permettent de découvrir le sud tout en bénéficiant d’un parking.
Photos de cette page : l’embouchure de la gorge et le grimpeur, par Rudolphu (CC BY-SA 4.0), via Wikimedia Commons, redimensionnées pour le web. Tout ce qui précède a été vérifié à la date indiquée en haut de ce guide. Personne ne paie pour figurer dans un guide — aucun commerce, aucun sponsor, aucune mention payée, jamais. Les publicités, là où elles apparaissent, sont signalées comme telles.
-
Gorge et port
Touchez un nom pour l’ouvrir dans votre application de cartes. Ce sont des options, pas un ordre — choisissez selon la journée que vous avez.
Comment se rendre à Agiofarago ?
Prenez la route depuis Sivas ou Listaros en direction de Moni Odigitria, puis empruntez un chemin de terre accidenté, mais praticable en voiture de série, jusqu’au parking de la gorge — conduisez prudemment et faites attention au carter d’huile. De là, il faut compter 20 à 30 minutes de marche facile et sur terrain plat le long du lit de la gorge pour rejoindre la crique.
Y a-t-il des équipements sur la plage d’Agiofarago ?
Rien — des galets, une eau d’un bleu saphir qui s’enfonce immédiatement, et de l’ombre uniquement au pied des falaises tôt le matin et en fin de journée. Emportez de l’eau comme si votre vie en dépendait ; les tavernes les plus proches se trouvent à Kali Limenes ou plus haut, à Sivas.
Est-il possible de se rendre à Agiofarago dans le cadre d’une excursion d’une journée depuis la côte nord ?
Oui, pour une journée d’expédition complète : prévoyez entre 1 h 30 et 1 h 45 de route jusqu’au départ du sentier, partez en randonnée dès les premières heures fraîches de la matinée, profitez pleinement de la crique jusqu’en début d’après-midi, puis reprenez le chemin du retour avant les heures les plus chaudes. Si vous en avez encore la force, faites un détour par Phaistos ou Matala au retour.
Peut-on se baigner en toute sécurité à Agiofarago ?
Par temps calme, c’est magnifique. Par temps de mer agitée, les vagues déferlent directement dans la crique étroite : il faut faire preuve de bon sens en nageant, et il n’y a pas de maître-nageur à une distance qui relève du mythe.
Un e-mail par mois — seulement quand quelque chose change vraiment sur l’île. Pas de spam, désabonnement en un clic. Voir les numéros précédents.