Les gorges d’Imbros : le guide pratique pour une randonnée raisonnable dans les gorges de Crète
Huit kilomètres de descente, deux à trois heures de marche, environ 2,50 € de frais — et un passage étroit qui surpasse tout ce qu’on peut trouver en Samarie.
Imbros est la gorge idéale pour ceux qui ont lu des articles sur la Samaria et qui se sont discrètement dit que cela semblait un peu trop ambitieux. Huit kilomètres au lieu de treize, un parcours entièrement en descente, pas de ferry, pas d’heure limite, environ 2,50 € pour l’entrée… et un passage étroit où les parois se rapprochent jusqu’à environ un mètre et demi l’une de l’autre et s’élèvent à quelques centaines de mètres au-dessus de vous. C’est la réponse parfaite à ceux qui se disent : « Nous voulons parcourir une gorge, mais nous sommes en vacances. »
La version en une minute. 8 km, deux à trois heures de marche, en descente depuis environ 780 m au village d’Imbros jusqu’à près du niveau de la mer à Komitades. Entrée : environ 2,50 €. Sol caillouteux, pente douce, ombragé sur une grande partie de la moitié supérieure du parcours. Ouvert approximativement du printemps à la fin de l’automne ; il s’agit d’un lit de rivière asséché qui se ferme après de fortes pluies. Le problème, ce n’est pas la randonnée, mais le retour jusqu’à votre voiture.

À quoi ressemble réellement cette promenade ?
Les vingt premières minutes sont dégagées et sans particularité : un large lit de pierres entre des pentes couvertes de broussailles, de cyprès et de chênes verts, avec ici et là une chèvre. La billetterie se trouve à environ dix minutes de marche. Puis les parois commencent à s’élever et à se refermer, et pendant les deux heures qui suivent, la gorge offre ce qui fait sa renommée : une succession de rétrécissements, dont les plus étroits ne laissent qu’environ un mètre et demi de passage, tandis que le calcaire s’élève au-dessus de votre tête jusqu’à disparaître de votre champ de vision. On trouve une arche naturelle en pierre près de l’extrémité inférieure, ainsi que quelques passages où le sentier serpente entre des rochers qui se sont détachés des parois à un moment que personne n’a vu.
Cela ne devient jamais technique. Il n’y a ni escalade, ni échelles, ni traversée à gué. Ce qu’il y a, sans interruption, ce sont des pierres instables : c’est un lit de rivière, qui détruit les tongs et met à rude épreuve les chevilles fatiguées. Porter des chaussures adaptées n’est pas ici un simple conseil facultatif, c’est ce qui fait toute la différence entre une matinée agréable et une boiterie.

Le problème des transports
Il s’agit d’une randonnée aller simple. Vous terminez par une descente de 8 km, à plusieurs centaines de mètres en contrebas de l’endroit où vous vous êtes garé, et rien de ce que vous avez vécu au cours des deux dernières heures ne vous a préparé à affronter cette dernière étape.
Les options, classées approximativement par ordre de coût : remonter à pied, ce qui représente une véritable ascension de deux heures et demie à trois heures et transforme une journée agréable en une véritable épreuve ; prendre le minibus collectif qui part près de la sortie de la gorge pour remonter à Imbros, généralement pour environ 5 € par personne ; demander à l’une des tavernes de Komitades de vous ramener, ce qui, dans la pratique, revient à faire appel à un habitant du coin disposant d’un pick-up, dont le tarif a augmenté ces dernières années ; ou laisser une voiture à chaque extrémité si vous voyagez avec deux voitures. Certains randonneurs font le parcours dans le sens inverse — en partant de Komitades — précisément pour éviter ce problème, et profitent ainsi de ne plus avoir la foule dans leur dos, au prix d’une ascension d’environ 650 mètres.
Prévoyez de l’argent liquide. Il n’y a pas de terminal de paiement dans la gorge, ni au point de rendez-vous.

En profiter pleinement
Cette randonnée mérite bien une baignade à l’arrivée, et la côte en contrebas s’y prête à merveille. Frangokastello se trouve à vingt minutes vers l’est et offre les eaux les moins profondes et les plus chaudes de cette côte. Hora Sfakion est à dix minutes de route : vous pourrez y prendre un déjeuner tardif près du port et prendre le bateau pour Loutro si vous souhaitez prolonger votre journée dans une autre direction. Sweetwater sera votre récompense si vous avez encore un peu d’énergie dans les jambes.
Depuis La Canée, il faut compter une heure et un quart dans chaque sens, et le trajet à travers le plateau d’Askifou vaut à lui seul le prix du carburant. Depuis Héraklion, il faut compter trois heures dans chaque sens, ce qui en fait davantage une étape lors d’un voyage vers l’ouest qu’une excursion d’une journée — consultez la rubrique « Location de voiture en Crète » si vous envisagez cette option.
Le véritable inconvénient
Vous ne serez pas seul. Imbros figure sur tous les itinéraires des autocars dans l’ouest de la Crète, et entre environ 10 h et 13 h, la partie supérieure de la gorge voit défiler un cortège ininterrompu de groupes de touristes marchant en file indienne. Partez avant 9 h ou après 14 h, et c’est un tout autre endroit. L’autre inconvénient réside dans la nécessité de bien gérer vos attentes : ceux qui ont parcouru la Samaria trouvent parfois Imbros « joli » plutôt qu’« impressionnant ». C’est une randonnée plus modeste que l’on effectue confortablement, et non une version réduite de la même expérience.
La meilleure randonnée dans une gorge en Crète pour tous ceux qui souhaitent vivre cette expérience sans avoir à organiser l’intégralité de leurs vacances autour de celle-ci : suffisamment courte pour une matinée, suffisamment spectaculaire pour en valoir la peine, peu coûteuse et accessible même avec une condition physique moyenne. Réservez votre transport de retour avant de partir, et non après, et partez tôt. Passez votre chemin si vous visez le grand classique : la gorge de Samaria est une aventure plus longue, plus difficile, mais aussi plus mémorable, et celle d’Imbros vous semblera alors n’être qu’un simple échauffement.
Photos de cette page : partie supérieure de la gorge par Marc Ryckaert (CC BY 3.0) ; passage le plus étroit par Falk2 (CC BY-SA 4.0) ; sortie de la gorge et vue sur la mer par JopkeB (CC BY-SA 4.0), via Wikimedia Commons, redimensionnées pour le Web. Personne ne paie pour figurer sur ce site.
Combien de temps dure la randonnée dans les gorges d’Imbros ?
Il faut compter deux à trois heures de marche en descente depuis Imbros jusqu’à la sortie de la gorge, plus vingt-cinq minutes pour rejoindre le village de Komitades si vous ne vous faites pas conduire. Les marcheurs lents et les familles avec de jeunes enfants devraient prévoir trois heures et demie. La gorge, praticable à pied, s’étend sur 8 km et descend d’environ 780 m jusqu’à presque le niveau de la mer.
Combien coûte la visite des gorges d’Imbros ?
L’entrée coûte environ 2,50 € au guichet situé à une dizaine de minutes en aval du point de départ du sentier d’Imbros. C’est le retour à votre voiture qui représente le véritable coût : un minibus partagé pour remonter coûte environ 5 € par personne, tandis qu’une navette privée coûte nettement plus cher. Vérifiez les tarifs en vigueur selon la saison et prévoyez de l’argent liquide.
Le sentier d’Imbros est-il plus facile que celui de Samaria ?
Beaucoup. Imbros fait 8 km contre 13 pour Samaria, la descente est plus douce et plus régulière, il n’y a pas de ferry à prendre et aucune heure de fermeture qui vous presse de sortir de la gorge. Samaria est la randonnée la plus longue et le plus grand défi ; Imbros est celle que vous pouvez faire tout en profitant de votre soirée.
Peut-on visiter les gorges d’Imbros avec des enfants ?
Oui, et beaucoup de gens le font. Le parcours est caillouteux plutôt que technique, et la pente est douce. Les limites sont la chaleur, la distance et le fait qu’une fois que vous vous êtes lancé, il n’y a pas de raccourci pour en sortir : un enfant qui perd son enthousiasme au cinquième kilomètre a encore trois kilomètres à parcourir.
La gorge d’Imbros vaut-elle le détour depuis Héraklion ?
Uniquement dans le cadre d’un voyage plus long vers l’ouest. Il faut compter environ trois heures de trajet aller et retour depuis la côte d’Hersonissos, ce qui représente une journée de neuf heures pour une randonnée de trois heures. Depuis La Canée, Georgioupoli ou n’importe où dans l’Apokoronas, cela s’impose tout naturellement.
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