Rodakino & Korakas : Le guide authentique de la côte entre
Les villages jumeaux et les longues plages de sable foncé qui bordent la route déserte entre Plakias et Sfakia — une histoire d’évasion en temps de guerre, les anciens camps de tamaris.
À l’ouest de Plakias, l’activité touristique s’estompe à chaque cap jusqu’à Rodakino : deux villages jumeaux (Ano et Kato) nichés à l’embouchure d’une gorge, et en contrebas, les longues étendues de sable noir de Korakas et Polyrizos — des plages qui abritent trois tavernes, quelques chambres éparpillées et davantage d’histoire que d’infrastructures. C’est depuis ce rivage, en 1944, que le général allemand Kreipe, victime d’un enlèvement, fut exfiltré de l’île ; la stèle commémorative se dresse à l’endroit même où l’histoire s’est achevée.
Les faits tels qu’ils sont
- Situation
- à environ 20 minutes à l’ouest de Plakias, sur la route de Sfakia, dont le paysage est de plus en plus digne d’un film ; les villages se trouvent en hauteur, tandis que les routes menant à la plage descendent en pente raide mais sont asphaltées.
- Les plages
- Korakas et ses prolongements — une longue étendue de sable foncé mêlé de galets, des bosquets de tamaris, quelques transats éparpillés près des tavernes (6 à 9 €, lorsqu’il y en a), un horizon dégagé vers l’Afrique. En général, suffisamment d’espace pour ne plus voir du tout vos voisins.
- Restauration et hébergement
- quelques tavernes familiales au bord de la plage et dans les villages, avec des chambres simples situées au-dessus — des tarifs abordables, des réservations directes, un accueil chaleureux et authentique.
- L’eau
- limpide, dont la profondeur augmente rapidement, exposée à la houle du sud certains jours ; pas de maîtres-nageurs, autonomie requise, comme c’est souvent le cas sur la côte sud.
- L’histoire
- la stèle commémorative d’embarquement de Kreipe et le passé de guerre mouvementé de ces villages confèrent à ce lieu une solennité que le vide ne fait que renforcer.

À qui cette côte convient-elle ?
Les amateurs de solitude qui viennent en voiture ; les automobilistes de Sfakia qui souhaitent profiter d’une baignade et d’un déjeuner, ce que les circuits en autocar ne proposent pas ; et ceux qui reviennent et pour qui Plakias est désormais trop fréquentée. Les familles s’en sortent très bien sur les tronçons situés à proximité des tavernes ; ceux qui recherchent des infrastructures adaptées aux tout-petits devraient rester à l’est.
La journée, honnêtement
Arrivée en fin de matinée, choisissez entre les tamaris ou le sable à perte de vue selon vos envies, baignez-vous dans un bleu profond, déjeunez dans une taverne au milieu des tables grecques, faites la sieste, profitez d’une dernière baignade tandis que la lumière prend des teintes cuivrées, puis retournez vers l’est ou poursuivez votre route vers les paysages spectaculaires de Sfakia. En passant la nuit sur place, vous profiterez d’une matinée tranquille, un moment que peu de visiteurs ont la chance de vivre.
Le véritable inconvénient
Le sable sombre devient brûlant les après-midi de juillet, les infrastructures sont délibérément rudimentaires, et la beauté des lieux tient davantage à son caractère sauvage et ouvert qu’à celui d’une jolie crique — les voyageurs à la recherche de petits coins aux eaux turquoise devraient se tourner vers d’autres destinations. Les chemins d’accès escarpés exigent également des freins fiables.
Cela vaut le détour si : « une plage presque déserte et une bonne taverne » correspondent à votre définition du bonheur. À éviter si : vous avez besoin d’une organisation ou de paysages spectaculaires — cette côte met tout en retrait, sauf l’espace.
Photo de cette page : le mémorial, par Derhuti (CC BY-SA 4.0), via Wikimedia Commons, redimensionnée pour le Web. Tout ce qui précède a été vérifié à la date indiquée en haut de ce guide. Personne ne paie pour figurer dans un guide — aucun commerce, aucun sponsor, aucune mention payée, jamais. Les publicités, là où elles apparaissent, sont signalées comme telles.
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Villages et plages de sable
1 Kato Rodakino 2 La plage de Korakas 3 La plage de Polyrizos
Touchez un nom pour l’ouvrir dans votre application de cartes. Ce sont des options, pas un ordre — choisissez selon la journée que vous avez.
Où se trouve la plage de Korakas ?
En contrebas des deux villages jumeaux d’Ano et de Kato Rodakino, à environ 20 minutes à l’ouest de Plakias, sur la route de Sfakia. Les routes d’accès descendent en pente raide depuis les villages, mais elles sont asphaltées.
À quoi ressemblent les plages de Rodakino ?
Du sable long et foncé mêlé de galets, des bosquets de tamaris, un horizon dégagé vers l’Afrique, et quelques transats épars près des tavernes, à un prix de 6 à 9 euros lorsqu’ils sont disponibles. On a généralement suffisamment d’espace pour ne plus voir ses voisins du tout.
Y a-t-il des possibilités d’hébergement à Rodakino ?
Une poignée de tavernes familiales situées au bord de la plage et dans les villages, avec des chambres simples à l’étage : des tarifs abordables, des réservations directes et un accueil chaleureux, loin de l’ambiance des complexes hôteliers.
Quelle est l’histoire de Rodakino pendant la guerre ?
C’est ici que se trouve la stèle commémorative de l’embarquement de Kreipe – l’endroit d’où le général allemand enlevé a été évacué de l’île en 1944 – et ces villages ont connu des événements de guerre particulièrement violents. Le silence qui y règne ne fait que renforcer la gravité de ces événements.
Peut-on se baigner en toute sécurité à Korakas ?
L’eau est limpide et devient rapidement profonde ; elle est exposée à la houle du sud à de rares occasions. Il n’y a pas de maîtres-nageurs sauveteurs : les règles habituelles de la côte sud en matière d’autonomie s’appliquent.
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