Excursions La Canée

La vieille ville de La Canée : un guide honnête sur les plus beaux endroits de Crète

Le port vénitien est vraiment magnifique, mais il y a vraiment beaucoup de monde. Comment ne pas aimer la vieille ville de La Canée, après tout ?

La vieille ville de La Canée est le plus beau tronçon urbain d’un demi-kilomètre de toute la Crète, et elle n’en doute pas un instant. Le port vénitien avec son phare égyptien, les ruelles sinueuses de Topanas et de Splantzia, le marché couvert… Tout cela est authentique, tout cela est charmant, et tout cela est partagé avec plusieurs milliers d’autres personnes entre 11 heures et le coucher du soleil en haute saison. Ce guide vous permettra de profiter de cette beauté sans avoir à payer le prix fort en termes de foule et de majorations pratiquées sur le front de mer.

Les faits tels qu’ils sont

Meilleurs horaires
avant 9 h 30 et après 20 h. À midi en juillet, la file d’attente avance au ralenti.
Les tavernes en bord de mer
vous payez pour la carte postale, pas pour l’assiette. Un café y est d’un prix raisonnable ; le dîner, en revanche, ne l’est généralement pas.
Parking
oubliez la vieille ville elle-même. Utilisez les parkings payants situés près du marché ou à l’entrée du port, puis rendez-vous à pied — comptez environ 5 à 8 € pour quelques heures ; vérifiez le parcmètre.
Temps nécessaire
une demi-journée suffit amplement ; une journée entière si vous ajoutez la plage ou les musées.
Le phare égyptien situé de l’autre côté de l’embouchure du portLe front de mer vénitien et la « neoria » vus depuis l’eau
Le port mérite bien sa carte postale — tout dépend de l’heure à laquelle vous choisissez de vous y rendre

La promenade qui en vaut la peine

Commencez tôt par le marché couvert de l’Agora, tant qu’il sent encore le fromage et le cuir plutôt que la crème solaire — c’est aussi le moyen le plus rapide de s’orienter pour trouver un endroit où manger à La Canée. Descendez vers Splantzia — le quartier plus calme et plus authentique, avec sa place bordée de platanes et ses petits kafeneia — puis longez le port depuis l’est afin que le phare se dresse devant vous. Faites le tour du port jusqu’à la forteresse de Firkas, puis perdez-vous en montant vers Topanas, où se trouvent les portes vénitiennes. Ce circuit fait moins de trois kilomètres et surpasse n’importe quel itinéraire qu’un influenceur pourrait vous proposer.

Manger sans payer la « taxe sur les cartes postales »

À La Canée, la règle est la suivante : il faut s’enfoncer d’une rue. Le front de mer est idéal pour prendre un café tranquillement et observer les passants ; la qualité de la cuisine s’améliore et l’addition diminue dès que vous vous enfoncez dans les rues de Splantzia ou dans les ruelles derrière le marché. Recherchez les indices habituels d’un établissement honnête : une carte concise, des habitués après 21 heures, des prix affichés sans détour. Comptez environ 35 à 55 € pour un dîner copieux à deux avec du vin maison dans les rues intérieures, contre plus de 60 € pour une cuisine de moins bonne qualité au bord de l’eau.

Le stationnement, qui détermine votre humeur

La vieille ville est piétonne et les rues qui l’entourent ont été aménagées pour les charrettes. Il existe trois options réalistes.

Le parking de la marina, situé à l’est du port, est le plus proche et celui qui se remplit le plus vite. Les places situées le long de Beach Road sont moins chères et se trouvent à cinq à dix minutes à pied. Il existe des places de stationnement gratuites dans la rue un peu plus loin, mais en août, le temps passé à les chercher vous coûtera plus cher que ce que vous économiserez sur le prix du stationnement.

Quel que soit votre choix, n’essayez surtout pas de pénétrer en voiture dans la vieille ville elle-même. Les voitures qui s’y aventurent finissent par devoir faire marche arrière dans une ruelle bordée de murs de chaque côté, sous les regards des passants.

Les quartiers et leurs différences

La plupart des visiteurs découvrent le port de Venise et s’arrêtent là. La vieille ville se compose de quatre quartiers distincts, et le port est le moins représentatif d’entre eux.

Le front de mer est digne d’une carte postale : le phare, le minaret de la mosquée construit par les Égyptiens et la rangée de bâtiments restaurés. C’est magnifique, mais on y trouve aussi les plats les plus chers de l’île.

Topanas, à l’ouest du port, est le quartier vénitien : ses ruelles étroites aux portes sculptées abritent aujourd’hui des hôtels de charme et des boutiques.

Splantzia, à l’est, était le quartier turc et c’est là que les habitants de La Canée aiment se restaurer et prendre un verre. Une place agrémentée d’un platane, des tavernes qui se remplissent après 21 heures, et des prix quatre fois moins élevés qu’à deux rues de là.

Le quartier juif situé autour de la synagogue Etz Hayyim est le plus calme et celui qui porte le plus lourd fardeau historique de la ville : la communauté a été déportée en 1944 et le navire qui la transportait a été coulé.

Où être et quand

C’est à huit heures du matin, lorsqu’il est désert et baigné d’une lueur rose, et à dix heures du soir que le port est le plus beau. Entre onze heures et six heures, il appartient aux passagers des bateaux de croisière et la lumière y est terne.

Splantzia fonctionne à l’envers : désert l’après-midi, animé à partir de 9 heures. Le marché et les ruelles situées derrière sont animés le matin et fermés en milieu de journée.

Au-delà de l’évidence

Le musée maritime de Firkas est petit, mais plus intéressant qu’il n’y paraît. La promenade menant au phare, le long du brise-lames, est gratuite et particulièrement agréable à l’heure dorée. Si vous disposez d’une voiture, les plages de Stavros et d’Akrotiri se trouvent à une vingtaine de minutes de route pour une baignade l’après-midi — elles font l’objet d’un guide à part entière.

Le véritable inconvénient

Les jours de croisière et les après-midi du mois d’août ternissent véritablement la magie des lieux ; les ruelles sont étroites, mais la foule, elle, ne l’est pas. Quant aux souvenirs, ils sont ici typiquement touristiques : les couteliers et quelques ateliers de maroquinerie sont les véritables survivants de l’artisanat, le reste est importé.

Cela vaut le détour si : vous souhaitez découvrir la ville la plus photogénique de Crète et que vous pouvez choisir le moment de votre visite. À éviter si : vous ne disposez que d’une seule journée sur l’île et que vous séjournez à deux heures à l’est — le trajet en voiture vous prendra toute la journée.

Photos de cette page : le phare, par Dietmar Rabich (CC BY-SA 4.0), et le front de mer, par Vvlasenko (CC BY-SA 3.0), via Wikimedia Commons, redimensionnées pour le Web. Personne ne paie pour figurer sur ce site.

Réponses rapides
Quel est le meilleur moment pour se promener dans la vieille ville de La Canée ?

Avant 9 h 30 ou après 20 h — à midi en juillet, la circulation est très fluide, et les jours de croisière ainsi que les après-midi du mois d’août atténuent véritablement la magie des lieux. La promenade vers le phare le long de la digue est gratuite et se savoure pleinement à l’heure dorée.

Faut-il manger sur le front de mer de La Canée ?

Prenez le temps d’y déguster tranquillement un café : cela vaut largement le prix de la carte postale. Pour le dîner, remontez d’une rue vers Splantzia ou empruntez les ruelles derrière le marché : comptez environ 35 à 55 € pour deux personnes avec du vin maison, contre plus de 60 € pour une cuisine de moindre qualité au bord de l’eau.

Où peut-on se garer pour visiter la vieille ville de La Canée ?

Pas dans la vieille ville elle-même. Utilisez les parkings payants situés près du marché ou à l’entrée du port, puis rendez-vous à pied sur place — comptez environ 5 à 8 € pour quelques heures ; vérifiez le compteur avant de partir.

Combien de temps faut-il prévoir pour visiter la vieille ville de La Canée ?

Une demi-journée suffit amplement : le circuit qui part du marché de l’Agora, passe par Splantzia, fait le tour du port jusqu’à Firkas et remonte vers Topanas fait moins de trois kilomètres. Prévoyez une journée entière si vous souhaitez visiter les musées ou vous rendre à la plage d’Akrotiri.

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