Ziros et le plateau de Handras : le guide authentique de l’Extrême-Orient
Le plateau situé derrière Sitia : ruines de moulins à vent, chapelles ornées de fresques, le village fantôme de Voila et des places où les visiteurs ne manquent pas d’attirer les regards.
Au-delà de Sitia, le terrain s’élève vers un plateau que les cartes touristiques ne mentionnent pas : le plateau de Handras-Ziros, une région montagneuse parsemée de vignes, de moulins à vent en ruines et de villages en pierre, où la présence d’un visiteur reste encore un événement. Son point d’intérêt principal est Voila — un hameau médiéval véritablement déserté, doté d’une tour vénitienne et d’une chapelle encore en activité au milieu des maisons sans toit — mais le véritable attrait réside dans l’ensemble de cette boucle élevée et paisible qui relie les deux côtes.
Les faits tels qu’ils sont
- Le circuit
- au départ de Sitia ou par la route de Makrigialos, un circuit asphalté relie Handras, Ziros, Voila et Etia — comptez entre 60 et 90 minutes de route sans compter les arrêts ; ajoutez-y la demi-journée que cette excursion mérite.
- Et Voila
- garez-vous près de la chapelle et flânez librement dans les ruelles en ruines — la tour, les portes voûtées, deux fontaines d’eau de source qui coulent encore ; comptez au moins dix minutes, entre atmosphère mystérieuse, cadre photogénique et respect des lieux.
- Etia
- un ancien hôtel particulier vénitien restauré (De Mezzo) fait le cœur d’un autre hameau à moitié désert — à découvrir uniquement de l’extérieur, l’intérieur étant accessible selon des horaires saisonniers variables.
- Ziros et Handras
- des villages animés avec leurs « plateia kafeneia » et une ou deux tavernes — déjeuner parmi les agriculteurs pour 20 à 35 € pour deux personnes ; des chapelles ornées de fresques (dont celle d’Agios Georgios à Handras) accessibles selon la coutume de la « clé de voisin ».
- Le paysage
- des souches de moulins à vent sur chaque colline, des vignobles produisant un vin local authentique, des rapaces planant dans les courants thermiques… C’est l’Amari de l’Extrême-Orient, mais en plus aride et désertique.


La demi-journée honnête
Ascension depuis le versant de Makrigialos en milieu de matinée ; voilà, tandis que la lumière effleure les ruines, la façade du manoir d’Etia, le déjeuner sur la place de Ziros comme point d’ancrage, la chapelle de Handras par un heureux hasard, puis descente vers les criques de Xerokampos ou le front de mer de Sitia pour la baignade dont le plateau est courtoisement dépourvu — l’altitude et le vide se transformant en une perspective d’après-midi.
Le véritable inconvénient
Il n’y a pas d’attraction phare par ici, seulement une atmosphère à revendre : les voyageurs qui suivent un itinéraire à la lettre repartiront le ventre vide ; les services sont réduits au strict minimum entre les places ; et les midis d’été font cuire à blanc les ruines dépourvues d’ombre.
Cela vaut le détour si : les villages déserts et les routes que vous avez pour vous tout seul constituent pour vous une forme de luxe. À éviter si : vous avez besoin de certitudes pour cette journée — les certitudes de la côte se trouvent à vingt minutes en descente.
Photos de cette page : toutes deux prises par C. Messier (CC BY-SA 4.0), via Wikimedia Commons, redimensionnées pour le Web. Tout ce qui précède a été vérifié à la date indiquée en haut de ce guide. Personne ne paie pour figurer dans un guide — aucun commerce, aucun sponsor, aucune mention payée, jamais. Les publicités, là où elles apparaissent, sont signalées comme telles.
Touchez un nom pour l’ouvrir dans votre application de cartes. Ce sont des options, pas un ordre — choisissez selon la journée que vous avez.
Qu’est-ce que Voila ?
Un village en ruines sur le plateau de Handras : une tour, des portes voûtées et deux sources qui coulent encore. Garez-vous près de la chapelle et promenez-vous librement dans les ruelles. Comptez au moins dix minutes pour profiter de ce lieu hanté, photogénique et qui inspire le respect.
Qu’est-ce que la boucle de Handras et Ziros ?
Un circuit sur route goudronnée au départ de Sitia ou de la route de Makrigialos, passant par Handras, Ziros, Voila et Etia — entre 60 et 90 minutes de route sans compter les arrêts, et qui mérite bien la demi-journée qu’il faut y consacrer, arrêts compris.
Que trouve-t-on chez Etia ?
Le De Mezzo, une demeure vénitienne restaurée, qui fait le cœur d’un autre hameau à moitié désert. L’extérieur est toujours accessible ; l’intérieur propose des horaires saisonniers flexibles.
Combien coûte un déjeuner sur le plateau de Handras ?
Entre 20 et 35 euros pour deux personnes, pour un repas pris en compagnie des agriculteurs dans les « plateia kafeneia » et les tavernes de Ziros et Handras. Les chapelles ornées de fresques, notamment celle d’Agios Georgios à Handras, s’ouvrent grâce à la coutume de la « clé voisine ».
Pourquoi visiter le plateau de Handras ?
C’est la version extrême-orientale de la vallée d’Amari : plus aride et plus déserte. Des vestiges de moulins à vent sur chaque colline, des vignobles produisant un vin local authentique, des rapaces planant dans les courants thermiques, et une étendue de terre que les cartes routières laissent en blanc.
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